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La bible de l'apprenti immigrant au Québec


 

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Humour Québécois Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Christophe   
02-01-2006
Afin de commencer dignement et avec un peu de légèreté cette année 2006, je vous propose 2 perles québécoises trouvées sur la toile.

Il s’agit d’un récit d’un accident du travail, apparemment vrai, trouvé à partir de l’excellent site de langue Lexilogo . Et d'un dialogue bilingue français et québécois entre Batman et Robin (plug-in Flash requis). Je suis ouvert à toute suggestion pour compléter l’article avec vos trouvailles. N’hésitez donc pas à me faire des propositions dans les commentaires, ou via le formulaire de contact sur des histoires québécoises hilarantes !

Excellente année à tous !

L'accident de travail

Le travail du réclamant consistait à descendre du toit d'un édifice de deux étages un surplus de briques qui était resté sur le toit.

QUESTION : Monsieur, auriez-vous l'amabilité de raconter les faits de l'accident ? Votre réponse est enregistrée. 

RÉPONSE : J'pensais sauver du temps. J'ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la batisse et j'ai passé une corde dans la poulie avec les deux bouttes qui descendent jusqu'a terre. J'ai attaché un baril vide au boutte de la corde, pis j'le monte en haut de la batisse. Ensuite j'attache l'aute boutte de la corde à un arbre. Là, j'monte sul toit, pis j'remplis le baril de briques. Ensuite, je r'tourne en bas pis j'viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril, mais le tabarnac de baril est benque trop pesant pour moé et avant que je réalise quoi que ce soit, hostie, le baril me monte en l'air yenque d'une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde, j'ava pas le choix, j'ai tenu la corde en hostie. A moitié chemin, j'rencontre le crisse de baril qui descendait; j'en ai recu un calvaire de coup sur l'épaule; tabarnac que ca m'a fait mal...Mais cé pas toute; moé je continue à monter; Rendu en haut, j'me pette la tête sul câlisse de madrier, pis j'me prends les doigts dans l'hostie de poulie... J'pensa parde connaissance. Quand l'baril touche à terre, le fond pette pis l'baril se vide. Asteur, ciboire,chu plus pesant que l'baril ; ca fa qu'hostie là j'descends en tabarnac; pis à moitié chemin en descendant, j'rencontre encore le crisse de tabarnac de baril qui, lui, montait. Y m'a pas manqué l'calisse, y m'a pogné drettes'une jambe; chu v'nu blême. Rendu en bas, j'mécrase sul calisse de tas de briques... J'pensa mourir là. Rendu là, j'me rappelle pu grand chose; chu tout étourdi, ca fa que j'lâche la crisse de corde, pis l'baril se met à r'descendre, pis me calisse un coup s'a tête; pis j'me r'trouve à l'hopîtal. C'est pour cà que j'demande un congé de maladie. 

SERVICE TECHNIQUE DES IMMEUBLES
22 OCTOBRE 1975
ECOLE POLYTECHNIQUE
(sources)


Batman et Robin en Québécois

Sur le site de Romain, un ex-étudiant français de Québec


Autre

Bien sur j'aurais pu citer aussi le célèbre texte sur "la marde blanche", la complainte d'un francais au Québec. Ce texte est tellement diffusé que je l'ai pas repris, vous pouvez le voir sur le site de VieAuQuebec à la fin de cette page. Il faut dire que c'est vraiment bon comme histoire aussi !

Dernière mise à jour : ( 03-01-2006 )
 
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commentaires

Désolé pour toi, mais c'est 1 blague 1 peu éculée qui circule... Tu peux demander à Marc Jolivet, humoriste français, qui remporte tjs 1 franc succès avec cette histoire lorsqu'il la raconte !!!
Maintenant reste à savoir de quel côté de l'Atlantique elle est née ?!... Mais ça, c'est 1 travail lourd de...Linguiste, d'hagyographe, voir d'archéologue !

Envoyé par Fabrice, le 01/13/2006 à 00:28

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